« Un jour, un livre » Une semaine de rencontre autour des 5 livres du Prix Rosa parks
Difficile de réunir 28 élèves et 17 adultes pour parler des livres !
Aussi, nous avons fait le choix d'étaler les rencontres sur toute la semaine, pendant la pause méridienne, avec comme principe de parler essentiellement d'un seul livre à chaque fois, même si nous avons ouvert le débat sur les quatre autres en fin de rencontre.
Ainsi nous avons commencé le lundi par échanger autour du livre de Rebeka Warrior "Toutes les Vies". Le débat fut ... musclé ! Les avis et points de vue très tranchés. Certain-e-s ont vraiment détesté (majoritairement plutôt des adultes et, chez les jeunes, plutôt des garçons), lui reprochant une forme de complaisance et de mise en scène, un style d'écriture hybride et artificiel, un récit trop autocentré, une apologie de la drogue... Pour ceux - et surtout celles du coup ! - qui sont vraiment enthousiastes, c'est un livre puissant, très touchant un récit de deuil authentique et sans tabou, une vision juste de la maladie et de ses ravages. Une écriture poétique et originale.
Le mardi a été consacré au récit de Paul Gasnier "La Collision". Une forme de consensus s'est dégagé de ces échanges. Malheureusement du côté de la déception car beaucoup d'entre nous avaient beaucoup d'attentes sur ce livre. On reste sur sa faim, la réflexion n'est pas assez poussée et les personnages secondaires, comme la sœur de Saïd auraient vraiment gagné à être plus développés. Néanmoins le propos reste intéressant et le cadre géographique (la ville de Lyon) donne de l'attrait au livre. La pudeur de l'auteur, qui n'exprime pas ses sentiments, a déranger certains lecteurs et certaines lectrices.
Le jeudi, nous avons échangé nos impression sur "La Bonne mère" de Mathilda di Mattéo. Tout le monde s'accorde à dire qu'il se lit bien mais il y a quelques longueurs, des incohérences, des maladresses dans le fil narratif. Et les personnages sont assez "clichés". Bien sûr, les thèmes abordés sont intéressants, mais l'autrice peine à convaincre.
le vendredi, dernier jour de nos rencontres, nous avons fini en beauté sur "Les Mandragores" de Marius Degardin. Manifestement, ce livre plait beaucoup, tant par l'histoire, le fil narratif, les personnages et l'écriture. Comme certain-es ont eu la chance de le rencontrer deux jours auparavant, à la libraire "Les MOts bleus" de Fontaines-sur-Saône, ils ont pu témoigné de l'intelligence, la sensibilité et la force de ce jeune romancier plein de promesses !
Il est à noté que nous n'avons échangé que sporadiquement sur "Bahari-Bora" de Steve Aganze, car le livre a, pour l’instant, été assez peu lu. Il faut reconnaitre que ceux et celles qui se sont lancé-e-s dans la lecture de ce roman l'ont souvent abandonnée tant le sujet abordé (violences faites aux femmes en république démocratique du Congo) est difficile et à la limite du soutenable...
A ce jour, il est encore impossible de faire des pronostics sur "qui sera l'heureux élu du Prix Rosa Parks cette année ?"... Quoique ;-)